vendredi 4 juillet 2008

This thing you want


ou [Kyanu:Ri:vs] jusqu'au bout du bien et du mal, le retour du beau gosse à la con

C'est l'histoire d'un flic qui use de méthodes pas tellement catholiques. Mais pour le bien de l'humanité et avec la plus complète bénédiction de son supérieur [Forest Whitaker]. Pourquoi ? Parce que la justice, c'est pas aussi simple que l'on croit. Avec tous ces pourris qui traînent dans la police et ces luttes de pouvoir internes pas très clean, un seul homme peut nous montrer le droit chemin, c'est lui.
On le sait depuis longtemps, remarque, depuis que Dracula, Speed, Matrix, Constantine et le reste nous l'ont appris : Keanu Reeves a raison quand tous les autres ont tort, et, même quand il a tort, il a raison. Il est le juste au milieu des damnés et ça semble lui plaire. Ou du moins a-t-il accepté son sacerdoce : sauver la veuve et l'orphelin, puis, tant qu'à faire, la ville entière, et pourquoi pas l'humanité en si bon chemin. Et tout cela bien sûr au prix de sa vie affective, de sa reconnaissance sociale et de sa sobriété... Vraiment, il l'a.
Au bout de la nuit [Street Kings] ne nous surprendra donc pas, si ce n'est que le héros, depuis Dracula, a pris quelques années, et perdu en naïveté. La voix d'un Harrison Ford et la stature d'un Bruce Willis, Keanu n'est plus un jeune premier tout juste sorti de la fabrique à beaux gosses, il prend très à coeur son rôle de vieux de la vieille et refuse de laisser de jeunes brebis inconscientes s'embarquer avec lui dans son trip de damné. Sauf si elles insistent. La preuve par un dialogue qui marquera pour longtemps ma conscience cinématographique, parce que j'y ai beaucoup appris.

- But Paul, this thing you want, that you think you want... you don't want.
- You don't know who I am or what I want. Who are you to judge me ?
[...]
- Let's do it.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18820016&cpersonne=4819.html

Mes remerciement vont à Yann et Jon, sans qui je ne me serais jamais aventurée aussi loin dans la nuit, et qui ont su me rassurer dans les moments tragiques en se balaçant des mnm's par dessus les sièges pour détendre l'atmosphère. Encore un grand moment qui s'annonce pour le nanar club.

dimanche 8 juin 2008

Deux ou trois choses que je sais de Prague


Quand Radio Free Europe a été lancée depuis Munich, elle avait pour mission d'informer les pays du bloc communiste et de constituer une presse libre. Après la chute du Mur de Berlin, il ne s'agissait plus d'informer l'Europe de l'Est mais l'Asie et le Moyen Orient. Radio free Europe déménage à Prague. Depuis le 11 septembre 2001, le siège de la radio est protégé par béton armé. Mais les vigiles sont sympathiques et connaissent l'histoire sur le bout des gants. http://www.rferl.org/

L'horloge de la place de la vieille ville, Staromestské námestí, est une institution. On peut y voir un squelette doré frapper le carillon et des figurines passer, mais si l'on se retourne, le mouvement mécanique des têtes à l'heure dite du carillon est au moins aussi impressionnant.














Il y aurait deux manières de traduire "procès de Moscou" en anglais ? Le musée du communisme hésite, en tous les cas.

What's the frequency, Kenneth?

93.5, à Paris
Des news, de la culture, une ouverture assez bonne. Yes, I do think corporate.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/en_direct/

J'ai plus de souvenirs que si j'avais Milan

Parce que personne ne lit ce blog, je consacre une page à un hommage arbitraire.
Manolette
The yellow chicken restaurant with soup
Un funérariumLa frontière MacDonalds, trois gangs
El PresidenteLa 180e, un bar en contrebas de la rue. On se croirait à Montmartre. Mais c'est Riverside.
Les voûtes du métro. Les cafards.
Gristedes
Le japonais chinois à emporter
Columbia, encore
Le café pour petit déjeuner à côté de l'hôpital, comment il s'appelle ? Un truc comme jeune cool.
La putain de 145e, en pente
Le café bonjour
Un graffiti de gang oublié avec un bout de maison en bois au croisement entre Saint Nicholas et la 146e, à peu près.
Les chaussures suspendues, au moins 6 paires
La station essence de la 153e
Le cimetière, 135e
Inwood. La fresque du 11 septembre, le soft ball, la jungle, les ours.
Le subway aérien à la 207e
Le square Marcus Garvey, en hauteur
Triborough
La bodega où on peut acheter 3 clopes pour un dollar.
La bière mexicaine
La laverie
Les laveries
les vieuxl
es gossesl
es caïds qui poussent des poussettes
Le bus scolaire jaune
La porte de secours de la station 168e.Un bruit infernal
La A, la C, la 1 tout au fond
Radioshack
Le St Nicks, 3 dollars la table
La maison des scientologues ? Non, c'est des mormonds ? Des témoins de Jehovah ?
Un hôtel en bois mystérieux
La station où Stomy Bugsy venait faire le plein?
Une libraire catholique marxiste à la 191e
La route le long de l'Hudson
Une pédale qui fait clac, clac
Un métro qui fait Good morning ladies and gentlemen, you are a lot of you inside today, remember to smile and not to stay in the door, be good be bad, and if you're bad, be good at it.

samedi 6 octobre 2007

They did it! (on leur a mis leur mère)




Certes, je n'avais pas prévu de regarder le rugby. Je peux même dire que d'ordinaire je fais de la résistance par principe les jours de grands matches. Et que la seule raison pour laquelle j'étais dans ce bar, c'est que j'avais envie de voir mon frère (qui lui faisait de la résistance à un dîner mondain comme il pouvait). Et puis on n'y a pas cru. Mais si, ils l'ont fait : les Bleus ont mis leur mère aux All Blacks, qui devaient pourtant leur ravaler méchamment la face.


Alors que toute la soirée, qui devait au départ avoir la "nuit blanche" parisienne pour thématique, s'était passée en commentaires du type "ils vont pas battre les All Blacks mais c'est sûr, ils vont battre la nuit blanche", ils ont battu tout le monde en fait.








Bizarrement, pourtant, personne ne hurlait Place des Vosges, entre Jack Lang et Victor Hugo. Tout le monde s'en foutait, parce que tout le monde était bobo. Alors on a juste bu un verre en disant n'importe quoi, mais une fois à la maison, quand même, j'admire.









Mais si on vous demande : je déteste le rugby. Et les points de suture qui vont avec.

vendredi 21 septembre 2007

The invasion must go on

Le Palais de Tokyo, 16e art. (à g.) et la rue Villedo, 1er art. (à d.) font dans l'invader miroir. L'autre rue, je sais plus où (en bas) dans le 7e, art fait dans le space inspider. Mais je suis sûr qu'ils ont des noms bien spécifiques. Clues, anyone?